Biographie

La vie est une succession d’imprévus, de rencontres inattendues, de hasard et d’inévitable…

Engels

Je suis née dans une petite ville russe sur la Volga. Engels (autrefois Pokrovsk), se trouve dans la région de Saratov, que l’écrivain Alexandre Griboïedov a décrit comme un « trou perdu ». Depuis l’âge de 5 ans je joue du piano. Ma famille réunit plusieurs musiciens : ma mère était directrice d’une école de musique, mon père jouait de la batterie dans un ensemble, et ma sœur aînée jouait également du piano.  Censée devenir pianiste classique, je joue sur scène depuis toute petite.

J’ai étudié au Lycée musical et esthétique Alfred Schnittke, qui porte le nom d’un célèbre compositeur russo-allemand né à Engels. C’est là que j’ai rencontré Olga Ouvarova, professeur d’histoire de la musique, qui m’a inspiré à changer mon parcours et devenir musicologue. C’est elle qui m’a donné mon premier exemplaire des Mémoires d’Hector Berlioz.

C’est ainsi que j’ai décidé de tenter ma chance et poursuivre mes études de musicologie à Moscou.

Moscou

En 2006 je suis entrée à l’Académie russe de musique Gnessine, un des établissements de musique les plus réputés de Russie, fondé en 1895 par les trois soeurs Gnessine : Elena, Evguenia et Maria.

La capitale russe m’a fait découvrir la richesse de la vie culturelle : théâtres, salles de concert, musées, bibliothèques. J’y ai pris goût à la recherche, l’édition et la production musicales. L’Académie m’a également offert l’opportunité d’étudier avec les plus grands spécialistes de la musicologie russe.

J’y ai écrit mon mémoire de Master – « L’opéra comme idée fixe chez Hector Berlioz » – sous la direction du professeur Marina Raku. Elle m’a encouragé à apprendre le français et à essayer d’obtenir une bourse et poursuivre mes études sur Berlioz dans le pays natal du compositeur.

La France

En 2012, fière boursière du Gouvernement français, j’ai pris l’avion pour la première fois de ma vie, et je suis partie en France.

J’y ai continué mes études de musicologie à Aix-Marseille Université, où j’ai écrit mon deuxième Master – « Cléopâtre (1829) d’Hector Berlioz : l’échec et le devenir d’une œuvre de jeunesse » – sous la direction de Jean-Marie Jacono. L’année suivante je me suis inscrite en thèse à l’École Pratique des Hautes Études (EPHE), en cotutelle avec l’Académie Gnessine, sous la direction de Cécile Reynaud et Marina Raku. Il se trouve que c’était une des toutes premières thèses de musicologie écrite en cotutelle franco-russe.

J’ai profité de mes années d’études pour perfectionner la langue, découvrir la culture française, rencontrer des spécialistes berlioziens internationaux et intégrer divers réseaux scientifiques.

Parallèlement à mon parcours scientifique, je me suis intéressée à la gestion de projets musicaux et à la production et l’édition musicales : j’ai participé à l’organisation du Festival Homecoming à Moscou ; j’ai été stagiaire à la Philharmonie de Paris ; j’ai travaillé à Music & Opera (Les Éditions Fil d’Ariane).

Mais j’ai trouvé ma vocation dans l’enseignement et la médiation. En 2016 j’ai créé mon cours grand public sur l’histoire de la musique russe à l’Association philotechnique de Paris. J’ai commencé à donner des conférences dans différentes institutions (la Philharmonie de Paris, l’Université Libre de Saint-Germain-en-Laye, etc.). Et puis, depuis 2018, qualifiée aux fonctions de Maître de conférences, je suis professeur aux Collège et Lycée Charles-Peguy à Bobigny (93), un établissement pour filles qui fait partie des Centres Madeleine Daniélou.